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Vous êtes organisme de formation et vous vous demandez s'il est pertinent d'aller au-delà de la formation pour proposer une certification professionnelle ?
Une certification professionnelle ne consiste pas simplement à remettre un document à l'issue d'un parcours. Elle repose sur des compétences identifiées, un cadre de certification et un examen permettant d'attester leur maîtrise.
Créer une certification est donc une démarche précise et structurée. Elle demande de définir précisément des compétences visées, des modalités d'évaluation et des conditions de délivrance. Une fois la certification enregistrée, il faut organiser les évaluations, suivre les candidats et les certifiés, gérer les partenaires habilités et assurer la traçabilité de l'activité.
Alors, pourquoi proposer une certification professionnelle ? Comment choisir entre le RNCP et le Répertoire spécifique ? Et que représente concrètement la gestion d'une activité de certification ?
Le Code du travail encadre les certifications professionnelles et leur enregistrement dans deux répertoires : le Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) et le Répertoire spécifique (RS). L'article L.6113-1 définit les certifications professionnelles enregistrées au RNCP et précise notamment les référentiels attendus. L'article L.6113-6 définit, quant à lui, les certifications et habilitations enregistrées au RS.
Formation et certification ne répondent donc pas au même objectif.
Une formation vise à transmettre des connaissances et à développer des compétences. Une certification permet, elle, de valider des compétences selon un cadre et des modalités d'évaluation définis.
Une certification professionnelle s'appuie notamment sur :
Autrement dit, une formation prépare à l'acquisition de compétences ; une certification permet d'attester leur maîtrise selon un cadre défini.
Cette distinction est importante : suivre une formation, obtenir une attestation de formation ou réussir une évaluation interne ne signifie pas automatiquement obtenir une certification professionnelle enregistrée dans un répertoire national.
Proposer une certification professionnelle ne revient pas à délivrer des diplômes. De même, il n'est pas nécessaire de construire une certification pour délivrer un document qui atteste simplement du suivi d'une formation.
Utiliser les bons termes est important pour des raisons légales, mais aussi pour éviter toute confusion dans votre communication.
Pour une explication détaillée des différences : Diplôme, certificat, certification, titre, attestation, parchemin, badge… quelle est la différence ?
Passer de la formation à la certification ne répond pas à une simple volonté de proposer un nouveau produit. Le point de départ doit être un besoin en compétences clairement identifié.
Un organisme de formation peut avoir développé une expertise forte sur un métier, une technologie ou une méthode.
La certification permet de structurer cette expertise autour de compétences identifiées et d'un dispositif d'évaluation.
Le changement est significatif : l'organisme ne se contente plus de transmettre son savoir-faire. Il définit ce qui doit être maîtrisé, comment cela doit être évalué et dans quelles conditions la certification peut être délivrée.
Une certification a vocation à reconnaître des compétences utiles dans un contexte professionnel.
Pour un organisme de formation, cela suppose de partir des réalités du terrain : évolution d'un métier, nouvelles pratiques, nouvelles compétences recherchées ou besoin de formaliser une expertise existante.
La question à se poser n'est pas seulement : « Sur quel sujet pouvons-nous créer une certification ? »
Mais plutôt : « Quelle compétence professionnelle avons-nous besoin de reconnaître et pourquoi ? »
Pour le candidat, la certification permet d'identifier plus clairement les compétences évaluées et les conditions nécessaires pour l'obtenir.
Pour l'entreprise, elle peut apporter un repère supplémentaire pour comprendre les compétences détenues par une personne, lorsque la certification correspond à ses besoins.
La valeur ne repose pas uniquement sur le document remis au candidat : elle repose aussi sur la clarté des compétences reconnues et sur la façon dont elles sont évaluées.
Les métiers évoluent, tout comme les outils, les pratiques et les compétences attendues.
Une certification peut permettre de formaliser de nouvelles compétences pour rester en lien avec les réalités professionnelles. Cela implique de ne pas considérer la certification comme un produit figé : son suivi dans le temps fait partie intégrante de l'activité de certificateur.
Devenir certificateur peut également faire évoluer la place de l'organisme dans son secteur.
La certification peut être proposée par différents organismes habilités. Le certificateur doit alors organiser et suivre son réseau, dans le respect du cadre défini pour la certification, enregistrée auprès de France compétences.
Le choix entre le RNCP et le RS dépend avant tout de ce que votre projet cherche à reconnaître. RNCP et RS répondent à des objets différents et les conditions d'enregistrement ne sont pas identiques.
Si vous êtes en phase de réflexion sur votre projet, nous avons consacré des articles spécifiques à chacun de ces sujets :
L'objectif est de déterminer quel répertoire correspond réellement à votre projet avant d'engager la construction du dossier.
Vous gérez déjà une activité de formation avec Dendreo ou Yparéo ? CertiPlace s'intègre naturellement à l'écosystème Septeo Education, pour piloter votre activité de certification sans multiplier les outils.
Créer une certification ne consiste pas uniquement à rédiger un référentiel puis à déposer un dossier. Le projet doit reposer sur un besoin en compétences. Il faut ensuite définir les compétences visées, construire les éléments attendus pour le répertoire concerné et prévoir les modalités permettant de les évaluer.
Pour une certification professionnelle enregistrée au RNCP, l'article L.6113-1 prévoit notamment un référentiel d'activités, un référentiel de compétences et un référentiel d'évaluation.
La demande d'enregistrement est ensuite instruite dans le cadre prévu par France compétences.
📋 Délais et coûts à anticiper
Selon le Vademecum France Compétences, l'instruction d'un dossier RNCP ou RS prend en moyenne plusieurs mois à compter de la réception d'un dossier complet. L'enregistrement est accordé pour une durée maximale de 5 ans, renouvelable sur demande. Ce délai de renouvellement est à anticiper dans votre calendrier dès l'enregistrement initial.
Nous avons détaillé cette démarche dans notre article : Comment déposer une certification professionnelle ?
Mais une fois l'enregistrement obtenu, le projet ne s'arrête pas. C'est à ce moment que commence véritablement l'activité de certification.
Une certification enregistrée doit être mise en œuvre dans la durée. Elle se construit dans le temps : à travers les candidats qui la préparent, les personnes qui l'obtiennent, les entreprises qui reconnaissent les compétences et les partenaires habilités qui participent à son déploiement.
Le certificateur doit être capable de suivre son activité et de conserver une vision claire de ce qui a été réalisé. Lorsqu'il collabore avec des partenaires habilités, il doit également suivre les organismes de formation concernés et le respect du cadre défini.
Pour aller plus loin : Quelles sont les obligations d'un organisme certificateur ? et L'habilitation des partenaires : comment ça marche ?
Le suivi des personnes certifiées permet au certificateur de disposer d'une vision complète de son activité dans le temps. Cette donnée est particulièrement importante lorsque le nombre de certifiés augmente ou lorsque plusieurs partenaires participent au déploiement. Une partie de ce suivi conditionne également le renouvellement de l'enregistrement.
Pour aller plus loin : Pourquoi suivre l'insertion professionnelle de ses certifiés
Parchemins, justificatifs ou badges numériques peuvent rendre la certification plus visible et plus facilement partageable.
Pour approfondir : Pourquoi proposer des badges de certification
Dans une activité de formation, vous gérez déjà des apprenants, des sessions, des documents et des parcours.
Dans une activité de certification, vous devez ajouter toute la logique liée à l'évaluation et à la délivrance de la certification.
Selon votre organisation, cela peut représenter :
Lorsque le volume augmente, ces informations finissent rapidement réparties entre plusieurs fichiers, outils et interlocuteurs. Le sujet n'est plus uniquement administratif : il devient aussi un sujet de pilotage.
Au début, quelques tableaux Excel, des dossiers partagés et des échanges par mail peuvent sembler suffisants.
Mais lorsqu'une certification prend de l'ampleur, le fonctionnement devient plus complexe : davantage de candidats, plusieurs sessions, des jurys, des partenaires habilités, des documents à suivre, des certifications à délivrer et des données à conserver dans le temps.
Le problème n'est plus seulement de stocker l'information. Il faut pouvoir la relier, la retrouver et suivre l'activité dans son ensemble — notamment pour le renouvellement de la certification ou en cas de contrôle.
CertiPlace ne vient pas simplement ajouter des fonctionnalités à un outil de gestion existant. Il est conçu autour du fonctionnement d'un organisme certificateur : le suivi des candidats et des certifiés, l'organisation des sessions et des jurys, le pilotage des partenaires habilités, les documents et parchemins, les communications associées, les certifications délivrées et les différents échanges de données liés à l'activité.
L'objectif est de réunir ces informations dans un même endroit, plutôt que de construire son organisation autour de multiples fichiers et outils.
CertiPlace permet également de gérer les obligations réglementaires liées aux différents écosystèmes de la certification : accrochage certificateur, alimentation au Passeport de compétences, suivi d'insertion professionnelle, ...
Vous utilisez déjà Dendreo ou Ypareo pour votre activité de formation ? CertiPlace fait partie de l'écosystème Septeo Education. Vous pilotez formation et certification dans des outils pensés ensemble, sans ressaisie ni dispersion des données.
Proposer une certification professionnelle peut être une évolution naturelle pour un organisme de formation qui dispose d'une expertise et identifie un besoin réel en compétences.
Il ne s'agit pas simplement d'ajouter un examen à une formation. Il faut construire un dispositif de certification cohérent, choisir le cadre d'enregistrement adapté, répondre aux exigences de France compétences, puis être capable de faire vivre la certification dans la durée.
Le passage de la formation à la certification est donc autant un changement d'offre qu'un changement d'organisation.
Et plus l'activité se développe, plus le suivi des candidats, des évaluations, des jurys, des partenaires et des certifications délivrées devient un véritable sujet de pilotage.
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Une formation vise à transmettre des connaissances et à développer des compétences. Une certification permet de valider des compétences selon un cadre et des modalités d’évaluation définis.
Un organisme de formation peut également porter une activité de certification, sous réserve de répondre aux conditions applicables au projet et à la procédure d’enregistrement concernée.
Il doit ensuite être en mesure d’assurer la mise en œuvre et le suivi de son dispositif de certification.
Oui, ces deux activités peuvent être exercées par une même organisation. Elles répondent toutefois à des fonctions différentes : former les candidats d’un côté, organiser et mettre en œuvre le dispositif permettant de valider les compétences de l’autre.
L’activité peut notamment nécessiter de gérer les candidats, les sessions, les évaluations, les jurys, les partenaires habilités, les documents de certification et le suivi des certifications délivrées.
Les obligations précises dépendent notamment du cadre de la certification et de son organisation.
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