
Le diplôme est un titre officiel. Il est délivré par un ministère ou un établissement d’enseignement supérieur. Certains diplômes peuvent être délivrés par des organismes habilités par convention.
Il valide un niveau d’études reconnu par l’Etat : baccalauréat, licence, master, CAP, doctorat…Il existe aussi des diplômes d'État dans le sanitaire et social (DE infirmier, DE éducateur spécialisé), des diplômes professionnels (BTS, BUT).
Il permet généralement de poursuivre un cursus académique, et a également une valeur sur le marché de l’emploi.
Il est principalement délivré à l’issue d’une formation initiale ou continue longue, de 6 mois à plusieurs années, après une évaluation qui prend souvent la forme d’évaluations ou de mémoire académique.
Le mot “diplôme” ne désigne donc pas simplement l’objet matériel qui représente la réussite de n’importe quelle formation : il est règlementé. La note de France compétences sur les mentions interdites dans les parchemins est claire sur ce point.
Un organisme certificateur qui délivre des certifications enregistrées au RNCP par exemple ne peut pas utiliser “diplôme” dans leur intitulé. Le décret n°2025-500 du 6 juin 2025 précise que la communication trompeuse est un motif de sanction.
Le certificat de compétences professionnelles atteste de la maîtrise de savoir-faire. Il est délivré à l’issue d’une formation ou d’un processus de validation d’expérience plus court, de quelques semaines à quelques mois.
Il atteste de la maîtrise d’une ou plusieurs compétences spécifiques, et peut donc être utilisé en complément à une autre reconnaissance ou dans le cadre d’une reconversion, d’une montée en compétence ou d’une spécialisation.
Sa reconnaissance sur le marché dépend de l’organisme délivrant le certificat.
Son évaluation consiste souvent en des études de cas ou des mises en situation, pour évaluer les compétences en situation proche du réel et intégrées au quotidien professionnel.
Les certifications professionnelles reconnues par l’Etat sont celles qui figurent au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) ou au Répertoire spécifique (RS). Elles sont enregistrées auprès de France compétences.
Elles reconnaissent officiellement des compétences professionnelles directement liées à un métier, au niveau national. Elles peuvent correspondre à un niveau reconnu, notamment dans le cadre des titres professionnels.
Leur reconnaissance officielle en fait souvent des dispositifs finançables par le CPF, la VAE ou encore des dispositifs d’entreprise en lien avec les Opco. Elles sont délivrées par des entreprises, des écoles, ou des organismes de formation, qui sont alors des organismes certificateurs.
Les épreuves d’évaluation sont normées selon un référentiel officiel défini au moment du dépôt du dossier d’enregistrement par le certificateur.
Le titre professionnel est obtenu à l’issue d’une formation axée sur l’emploi. Ils sont enregistrés au RNCP.
Les Titres Professionnels (TP) sont délivrés par le ministère du Travail, tandis qu’un titre RNCP peut être délivré par d’autres organismes.
Conçus pour répondre aux besoins du marché du travail, les titres professionnels visent à développer des compétences pratiques et opérationnelles. Ils permettent d’accéder à des niveaux de qualification équivalents aux niveaux reconnus des diplômes.
Ils sont souvent plébiscités par les personnes en reconversion professionnelle ou pour acquérir des compétences concrètes, rapidement mobilisables dans un contexte professionnel.
💡 Toutes les certifications ne sont pas des “titres” : les certifications enregistrées au RS par exemple ne portent pas ce nom.

Une attestation est un document qui confirme la participation à une formation. Elle n’a pas intrinsèquement de valeur prouvant l’acquisition de connaissances ou de compétences.
On distingue les attestations de présence des attestations de fin de formation. Ces dernières valident la complétude d’une formation. Mais elle n’atteste pas de la qualité, de l’assiduité et donc des réelles compétences et connaissances acquises.
L’attestation ne fait que valider une présence. Elle est un document règlementaire important, notamment dans le cadre de formations professionnelles financées par des fonds publics. Mais elle ne remplace en aucun cas la délivrance officielle d’un diplôme, d’un certificat ou d’une certification.
Elle a une valeur informative, et peut servir par exemple à prouver à un employeur le suivi d’une formation pertinente pour le poste pourvu, en faisant tout de même un document utile. Elle peut être délivrée à l’issue d’une formation en présentiel ou en ligne, au format papier ou numérique.
Le parchemin de certification professionnelle ou d’habilitation est un document réglementé, délivré à l’issue d’une certification enregistrée auprès de France compétences. L’instance émet des consignes spécifiques sur les mentions qui doivent ou ne peuvent pas y figurer :
Comment générer automatiquement des parchemins conformes ?
Le badge de certification est une preuve numérique de compétence représentée par une image. Il est délivré à un titulaire ayant obtenu une certification. Il est fréquemment utilisé dans le cadre de la micro-certification, et il est utile pour la visibilité.
Il existe des standards de référence attestant de la validité des badges, notamment Open Badge 3.0 et Verifiable Credentials 2.0.
Pourquoi proposer des badges de certification ?
Les parchemins sont attendus de tout organisme certificateur enregistré au RNCP ou au RS.
France Compétences ne fixe pas de modèle, mais elle émet la liste des mentions devant figurer sur un parchemin, en laissant chaque organisme certificateur libre de concevoir sa propre maquette.
Le respect de ces consignes est un des éléments permettant d'apprécier le respect du critère d'enregistrement prévu au 4° de l'article R. 6113-9 du code du travail. Le défaut de conformité peut exposer à un rapport d'observation de l'organisme.

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