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Entre exigences de qualité et obligations réglementaires renforcées, la valeur d’usage d’une certification professionnelle est devenue un enjeu majeur pour les organismes certificateurs. Pour une certification enregistrée ou candidate à un enregistrement au RNCP ou au Répertoire spécifique (RS), il ne suffit plus de décrire un référentiel de compétences : le certificateur doit pouvoir documenter la pertinence des compétences visées, leur adéquation avec les besoins du marché du travail et, selon le répertoire concerné, les effets observés chez les titulaires.
Le décret n° 2025-500 du 6 juin 2025 a renforcé les critères d’examen et les pouvoirs de contrôle de France Compétences.
Dans ce contexte, la question devient très concrète : comment démontrer la valeur d’usage d’une certification professionnelle et comment organiser les données nécessaires à son suivi et à son renouvellement ?
France Compétences définit la valeur d’usage d’un projet de certification au Répertoire spécifique comme son utilité avérée par rapport aux compétences recherchées par les entités utilisatrices.
Elle distingue cette notion de l’opportunité : l’opportunité répond à la question de savoir si le projet correspond à un besoin identifié, tandis que la valeur d’usage suppose de pouvoir démontrer l’utilité effective des compétences après utilisation du dispositif.
Autrement dit, une certification professionnelle ne prend pas sa valeur uniquement dans son intitulé, son référentiel ou son processus d’évaluation. Sa valeur d’usage se mesure aussi à la manière dont les compétences certifiées sont réellement utilisées et reconnues dans les situations professionnelles auxquelles elles sont destinées.
Pour les certificateurs, cette notion implique donc de passer d’une logique de création ou de délivrance à une logique de suivi dans la durée : quelles compétences sont mobilisées ? Par qui ? Dans quelles situations ? Avec quels effets sur les parcours professionnels ? Et comment ces éléments peuvent-ils être documentés ?
La valeur d’usage est étroitement liée à la question de l’emploi, mais les deux notions ne sont pas synonymes.
Une certification professionnelle peut contribuer à attester la maîtrise de compétences, à rendre ces compétences plus lisibles pour un employeur, à accompagner une évolution professionnelle ou à faciliter la reconnaissance d’un savoir-faire. Elle ne constitue toutefois pas, à elle seule, une garantie d’accès à l’emploi.
Pour un certificateur, l’enjeu consiste donc à documenter les effets observables de la certification au regard de sa finalité.
Selon le type de certification et les critères applicables, cela peut notamment conduire à analyser :
Pour les certifications professionnelles relevant du RNCP, le Code du travail prévoit notamment l’examen de l’impact du projet en matière d’accès ou de retour à l’emploi et la vérification de la réalité des moyens techniques, pédagogiques et d’encadrement mis en œuvre. Pour le RS, l’adéquation des connaissances et compétences aux besoins du marché du travail et, lors d’un renouvellement, le bilan de la mise en œuvre de la certification précédemment enregistrée font partie des critères prévus par l’article R.6113-11.
Le cadre de la certification professionnelle repose sur une logique de qualité, d’adéquation aux besoins du marché du travail et de contrôle des conditions dans lesquelles les certifications sont préparées et évaluées.
Le Code du travail, notamment à travers les articles R.6113-9 et R.6113-11, fixe les critères d’examen applicables respectivement aux projets de certifications professionnelles destinés au RNCP et aux projets de certifications ou habilitations destinés au RS.
Depuis le décret n° 2025-500 du 6 juin 2025, ces critères ont évolué, avec notamment de nouvelles vérifications portant sur les promotions de titulaires, la réalité des moyens techniques, pédagogiques et d’encadrement et l’adéquation des actions avec les référentiels. Le décret a également renforcé les pouvoirs de contrôle et les sanctions de France Compétences.
Pour un organisme certificateur, cela signifie une chose très concrète : les données et les preuves doivent être organisées avant le renouvellement, et non reconstituées dans l’urgence quelques mois avant l’échéance.
Les critères diffèrent selon que le projet relève du RNCP ou du Répertoire spécifique. Il est donc important de ne pas appliquer mécaniquement les mêmes indicateurs à toutes les certifications.
L’article R.6113-9 du Code du travail prévoit plusieurs critères d’examen. Parmi eux figurent notamment :
Pour une demande de renouvellement, l’analyse des promotions porte notamment sur les titulaires de la certification professionnelle précédemment enregistrée, selon les modalités prévues par le texte.
L’article R.6113-11 du Code du travail prévoit notamment :
Lors d’un renouvellement, le texte prévoit notamment que l’adéquation aux besoins du marché du travail est appréciée au moyen d’une étude complétée par un bilan de la mise en œuvre de la certification ou habilitation précédemment enregistrée.
Il n’existe pas un taux unique permettant de résumer la valeur d’usage d’une certification.
Les données pertinentes dépendent du répertoire, de la finalité de la certification, du public concerné et des critères applicables.
En pratique, un organisme certificateur a intérêt à organiser plusieurs familles de données.
Le suivi des titulaires permet de constituer une vision de la certification après l’obtention du titre ou de l’habilitation.
Il peut notamment permettre de connaître la situation professionnelle des personnes certifiées et d’analyser les évolutions de leur parcours.
Pour les demandes d’enregistrement, le décret du 6 juin 2025 prévoit que l’analyse des promotions de titulaires repose sur des données correspondant aux périodes prévues par les textes. Pour un renouvellement, les titulaires de la certification précédemment enregistrée sont pris en compte.
Le suivi de l’insertion professionnelle constitue un élément important pour les certifications dont les critères d’examen reposent sur l’analyse des parcours des titulaires.
Un suivi utile ne consiste pas uniquement à afficher un taux d’insertion. Il doit permettre de comprendre dans quelle situation se trouvent les certifiés, quels emplois ils occupent et dans quelle mesure la certification s’inscrit dans leur parcours professionnel.
Pour approfondir ce sujet, consultez notre guide : Comment suivre l’insertion professionnelle de ses certifiés.
La valeur d’usage suppose de rapprocher les compétences certifiées de leur utilisation réelle.
Pour le Répertoire spécifique, France Compétences indique que la valeur d’usage correspond à l’utilité avérée des compétences recherchées par les entités utilisatrices.
Les preuves peuvent notamment prendre la forme de témoignages d’entreprises ou d’organisations ayant effectivement eu recours au projet de certification et décrivant les bénéfices observés, ou de témoignages d’acteurs institutionnels.
Le certificateur peut donc avoir intérêt à conserver et structurer les retours provenant des entreprises, des organisations utilisatrices et des autres parties prenantes pertinentes.
La valeur d’usage ne se limite pas à ce qui s’est produit après la certification. Elle suppose aussi de comprendre le besoin auquel la certification répond.
Les analyses sectorielles, les études métiers, les travaux des observatoires, les retours d’entreprises ou les données disponibles sur les évolutions des emplois et des compétences peuvent contribuer à documenter cette adéquation.
Le renouvellement d’une certification est l’occasion de mettre en perspective les données collectées pendant toute sa période d’enregistrement.
Le certificateur doit pouvoir passer d’une logique de collecte de données à une logique de démonstration : quels résultats ont été observés ? Sont-ils cohérents avec la finalité de la certification ? Les compétences restent-elles adaptées aux besoins identifiés ? Les modalités de formation et d’évaluation restent-elles cohérentes avec le référentiel ?
Une promotion de titulaires correspond à un ensemble de personnes ayant obtenu la même certification ou le même projet de certification sur une période de référence.
Le suivi des promotions permet de disposer de données comparables dans le temps.
Les enquêtes de suivi doivent être préparées en amont : population ciblée, calendrier, données à collecter, relances, taux de réponse et consolidation des résultats.
L’objectif n’est pas de produire une enquête pour remplir une case dans un dossier. Il s’agit de construire une base de données exploitable dans le temps, capable d’alimenter le pilotage de la certification et les démarches auprès de France Compétences.
Les chiffres ne racontent pas tout.
Lorsque des entreprises, branches professionnelles ou acteurs institutionnels utilisent effectivement les compétences certifiées, leurs retours peuvent contribuer à documenter la valeur d’usage, notamment pour une certification relevant du RS.
Une donnée d’insertion ou un témoignage n’a de sens que s’il peut être rapproché de la finalité de la certification.
Le certificateur doit donc pouvoir expliquer le lien entre les compétences visées, les situations professionnelles et les résultats observés.
Lorsqu’une certification est préparée par plusieurs organismes habilités, le certificateur ne peut pas considérer les données de chaque partenaire comme des informations isolées.
Le décret n° 2025-500 encadre plus précisément certaines obligations des organismes habilités. Il prévoit notamment des règles relatives aux conditions d’habilitation et aux obligations applicables aux organismes tiers. Ces nouvelles dispositions s’appliquent notamment aux habilitations délivrées à compter du 1er octobre 2025.
Le certificateur doit donc disposer d’une vision suffisamment claire de son réseau :
Cette maîtrise du réseau contribue également à la capacité du certificateur à documenter la cohérence entre les actions réalisées et le cadre de la certification.
En savoir plus sur l’habilitation des partenaires certificateurs.
Le principal risque pour un certificateur n’est pas nécessairement de manquer de données au moment du renouvellement.
C’est de découvrir trop tard que les données collectées ne permettent pas de répondre aux critères applicables.
Anticiper permet notamment de :
La valeur d’usage ne se construit donc pas quelques semaines avant le renouvellement : elle se documente pendant toute la vie de la certification.
Pour passer d’une collecte ponctuelle à un véritable pilotage, il est utile de structurer le suivi autour de plusieurs axes.
AxeCe qu’il permet de suivrePromotionsNombre de titulaires, périodes de certification et résultatsInsertionSituation professionnelle et évolution des parcoursCompétencesUtilisation des compétences certifiées dans les situations professionnellesMarché du travailBesoins des entreprises et évolution des métiersPartenairesHabilitations, actions réalisées et éléments de conformitéÉvaluationsOrganisation des sessions et respect du référentielRenouvellementConsolidation des preuves et données nécessaires au dossier
L’intérêt de cette approche est de pouvoir retrouver les informations au moment où elles sont nécessaires, plutôt que de reconstituer plusieurs années de données à partir de fichiers dispersés.
Pour un organisme certificateur, les données relatives aux candidats, aux certifiés, aux partenaires, aux jurys et aux enquêtes sont souvent réparties entre plusieurs outils.
Un logiciel de gestion des certifications professionnelles permet de centraliser ces informations et de structurer les différentes étapes du cycle de certification.
Avec CertiPlace, les organismes certificateurs peuvent notamment gérer leurs dossiers de certification, leurs partenaires habilités, leurs sessions de jury, leurs données de certifiés et leurs enquêtes de suivi dans un même environnement.
La centralisation des données facilite le suivi des titulaires et permet de retrouver les informations associées à chaque certification.
Elle limite également les ressaisies et les ruptures entre les différentes étapes du parcours.
Le suivi d’insertion implique des envois, des relances, la collecte des réponses et l’exploitation des résultats.
CertiPlace propose un module dédié au suivi de la situation professionnelle pour structurer ces enquêtes.
La gestion d’un réseau de partenaires suppose de suivre les habilitations, les documents et les informations associées à chaque organisme.
CertiPlace permet de centraliser la gestion du réseau de partenaires.
Lorsque les données sont collectées et structurées pendant toute la période d’enregistrement, le renouvellement devient moins dépendant d’une recherche documentaire de dernière minute.
Le certificateur dispose d’un historique exploitable pour analyser ses résultats et préparer les éléments nécessaires à sa demande.
La valeur d’usage intéresse à la fois les certificateurs, les organismes de formation, les entreprises, les actifs et les financeurs.
Une certification professionnelle peut servir à reconnaître des compétences et à accompagner un parcours. Lorsqu’elle est enregistrée dans un répertoire national, elle s’inscrit également dans un cadre réglementé qui conditionne son référencement et, selon les conditions applicables, l’accès à certains dispositifs de financement.
Il est toutefois important de distinguer les notions : le financement d’une formation ne constitue pas, à lui seul, une preuve de valeur d’usage.
La valeur d’usage renvoie à l’utilité des compétences et aux besoins auxquels la certification répond.
La réglementation peut être vécue comme une succession d’obligations administratives.
Pour un organisme certificateur, les mêmes données peuvent pourtant devenir de véritables outils de pilotage.
Le suivi des titulaires permet de mieux comprendre les parcours. Les retours des entreprises permettent de confronter les compétences certifiées aux besoins du terrain. Le suivi des partenaires permet de maîtriser les conditions de préparation. Les données des sessions et des évaluations permettent de documenter la mise en œuvre de la certification.
En réunissant ces informations, le certificateur peut construire une vision plus complète de sa certification : son usage, ses résultats, son adéquation avec le marché du travail et les évolutions à anticiper.
Le renouvellement ne devrait pas être traité comme un projet isolé. Il se prépare dès le premier jour de la certification.
Le guide du renouvellement d’une certification RNCP ou RS complète cette démarche avec les principales étapes à anticiper.
Une certification professionnelle ne vit pas uniquement dans un référentiel.
Elle s’inscrit dans un marché du travail, dans des parcours professionnels, dans des pratiques de formation et dans les besoins d’entreprises ou d’autres entités utilisatrices.
Pour un organisme certificateur, l’enjeu consiste donc à être capable de démontrer cette connexion au terrain avec des données fiables et des éléments de preuve adaptés aux critères applicables.
La valeur d’usage ne se décrète pas au moment du renouvellement : elle se documente dans le temps.
En centralisant les données liées aux candidats, aux titulaires, aux partenaires, aux sessions et au suivi professionnel, un outil de gestion des certifications peut aider le certificateur à transformer cette contrainte de suivi en véritable démarche de pilotage.
Vous êtes organisme certificateur RNCP ou RS ? Découvrez comment CertiPlace peut vous aider à centraliser la gestion de vos certifications, suivre vos partenaires et structurer vos enquêtes de suivi.
Une certification professionnelle doit pouvoir démontrer son utilité au-delà de son référentiel.
Pour les organismes certificateurs, cela implique de :
Anticiper la valeur d’usage, c’est donc anticiper le renouvellement et aussi mieux piloter sa certification au quotidien.
La valeur d’usage désigne l’utilité avérée d’une certification au regard des compétences recherchées par les entités utilisatrices. Pour le Répertoire spécifique, France Compétences rattache cette notion à l’utilisation effective du dispositif et aux éléments permettant d’en établir l’utilité.
L’opportunité concerne la réponse du projet à un besoin identifié en matière de compétences et sur le marché du travail. La valeur d’usage porte sur l’utilité effectivement observée des compétences certifiées par les entités qui les utilisent.
Pour le RNCP, l’article R.6113-9 du Code du travail prévoit notamment l’examen de l’adéquation du métier aux emplois occupés, de l’impact sur l’accès ou le retour à l’emploi, de la réalité des moyens techniques, pédagogiques et d’encadrement et de l’adéquation des actions avec les référentiels.
L'article R. 6113-11 prévoit notamment une étude portant sur l'adéquation des connaissances et compétences aux besoins du marché du travail. Pour un renouvellement, cette étude est complétée par un bilan de la mise en œuvre de la certification ou habilitation précédemment enregistrée. France Compétences précise également, pour la valeur d'usage au RS, que des témoignages d'entités utilisatrices ou d'acteurs institutionnels peuvent constituer des éléments de preuve.
Oui. Le décret n° 2025-500 du 6 juin 2025 a modifié les critères d'enregistrement des certifications professionnelles et renforcé les pouvoirs de contrôle et les sanctions de France Compétences. Les dispositions concernées s'appliquent aux demandes transmises à compter du 1er octobre 2025.
Le suivi des titulaires permet de disposer de données sur leur situation professionnelle et d'alimenter l'analyse de l'impact de la certification. Selon les critères applicables, ces données peuvent contribuer à documenter l'adéquation de la certification avec les besoins du marché du travail et les parcours professionnels.
Le renouvellement se prépare pendant toute la période d'enregistrement : suivi des promotions, collecte des données d'insertion, suivi des partenaires, analyse des besoins du marché du travail et conservation des preuves utiles. Le certificateur peut ainsi disposer d'un historique structuré au moment de préparer sa demande.
CertiPlace centralise les données liées à la gestion des certifications et propose notamment des fonctionnalités de suivi des dossiers, des partenaires habilités et des enquêtes de suivi de la situation professionnelle. L'objectif est de faciliter la collecte et la consolidation des données utiles au pilotage de la certification et à la préparation du renouvellement.


