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Garantir la valeur d’usage des certifications : un défi de la formation, du financement et des compétences

Responsable marketing et communication
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Publié le :
25.11.2025
Mis à jour le :
10.09.2026
Sommaire
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Entre exigences de qualité, nouvelles obligations réglementaires et rôle renforcé des certificateurs, la certification professionnelle vit une véritable transformation.

Mais derrière ces réformes, une question essentielle se pose : comment garantir la valeur d'usage d'une certification dans un système où la formation, le financement et la compétence s'entrecroisent ?

Certification, formation, financement : un équilibre encore flou

Pour figurer dans les répertoires officiels gérés par France Compétences, deux dispositifs existent :

  • Le RNCP (Répertoire National des Certifications Professionnelles)
  • Le RS (Répertoire Spécifique)

Le taux de rejet reste élevé : jusqu'à 77,5 % pour certaines demandes. Preuve que la qualité est devenue un critère incontournable.

Pourquoi autant de rejets ?

  • Des référentiels faibles ou incohérents
  • L'absence de preuves d'insertion professionnelle ou d'utilité réelle pour l'emploi
  • Des modalités d'évaluation trop floues
  • Des moyens pédagogiques ou humains insuffisants
  • Une communication trompeuse ou des dossiers non conformes.
  • Le non-respect des nouvelles exigences réglementaires

Cette exigence grandissante traduit une volonté : garantir que la certification ait une vraie valeur d'usage pour les entreprises et les salariés.

Un candidat reçoit sa certification.

Le certificateur face à la question des moyens

Une responsabilité renforcée par le décret du 6 juin 2025

Le décret du 6 juin 2025 a clairement renforcé le rôle du certificateur. Désormais, tout organisme certificateur qui dépose ou renouvelle une certification doit apporter la preuve des moyens techniques, pédagogiques et d'encadrement mis en place.

Des habilitations encadrées et suivies

Les organismes certificateurs peuvent déléguer certaines missions à des organismes de formation via une habilitation. Cette habilitation ne se fait plus sur la base de la confiance, mais sur la preuve.

En cas de manquement, des sanctions peuvent tomber : suspension ou retrait d'habilitation, voire suppression du titre du RNCP ou du RS.

Moyens pédagogiques, techniques et d'encadrement : retour aux bases

Selon le Code du travail, une action de formation correspond à un parcours pédagogique permettant d'atteindre un objectif professionnel. Dans tous les cas, l'organisme doit être capable de prouver :

  • L'accompagnement du stagiaire
  • La disponibilité du matériel nécessaire
  • La mise en place de supports pédagogiques
  • La présence effective d'un encadrement humain

Conclusion

La certification professionnelle est devenue un pilier stratégique de la formation en France. Les certificateurs, désormais responsables des moyens, doivent faire preuve de transparence et de rigueur.

Pour aller plus loin, consultez l'ensemble des obligations de l'organisme certificateur et notre guide sur le suivi de l'insertion professionnelle des certifiés.

Sources

- Décret n° 2025-500 du 6 juin 2025 relatif à la certification professionnelle

- Article R6113-9 du Code du travail

- Article R6113-11 du Code du travail

- Article R6313-3 du Code du travail

FAQ

Qu'est-ce que la valeur d'usage d'une certification professionnelle ?

La valeur d'usage désigne la pertinence réelle d'une certification pour le marché du travail : taux d'insertion des certifiés, adéquation avec les besoins des employeurs, réalité des moyens pédagogiques mis en oeuvre. France Compétences l'évalue à chaque renouvellement.

Quelles preuves France Compétences exige-t-elle au renouvellement ?

Depuis le décret n°2025-500 du 6 juin 2025, le certificateur doit apporter la preuve des moyens techniques, pédagogiques et d'encadrement, des données d'insertion professionnelle des certifiés, et de la cohérence entre les formations déclarées et celles réellement réalisées par ses partenaires habilités.

Que risque un certificateur si la valeur d'usage de sa certification est insuffisante ?

France Compétences peut refuser le renouvellement de la certification, entraînant sa radiation du RNCP ou du RS, la perte d'éligibilité au CPF et l'impossibilité pour les partenaires de continuer à la vendre.

Comment CertiPlace aide-t-il à documenter la valeur d'usage ?

CertiPlace centralise les données des certifiés, automatise les enquêtes de suivi d'insertion et consolide les statistiques nécessaires au dossier de renouvellement France Compétences.

Jeanne SAMYN
Responsable marketing et communication
Grâce à une veille quotidienne sur le terrain et un contact de proximité avec les certificateurs clients de CertiPlace et Wedof, Jeanne écoute leurs besoins et transforme leurs questionnements en contenus utiles pour vous informer et vous guider.
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