.png)
Entre exigences de qualité, nouvelles obligations réglementaires et rôle renforcé des certificateurs, la certification professionnelle vit une véritable transformation.
Mais derrière ces réformes, une question essentielle se pose : comment garantir la valeur d'usage d'une certification dans un système où la formation, le financement et la compétence s'entrecroisent ?
Pour figurer dans les répertoires officiels gérés par France Compétences, deux dispositifs existent :
Le taux de rejet reste élevé : jusqu'à 77,5 % pour certaines demandes. Preuve que la qualité est devenue un critère incontournable.
Pourquoi autant de rejets ?
Cette exigence grandissante traduit une volonté : garantir que la certification ait une vraie valeur d'usage pour les entreprises et les salariés.

Le décret du 6 juin 2025 a clairement renforcé le rôle du certificateur. Désormais, tout organisme certificateur qui dépose ou renouvelle une certification doit apporter la preuve des moyens techniques, pédagogiques et d'encadrement mis en place.
Les organismes certificateurs peuvent déléguer certaines missions à des organismes de formation via une habilitation. Cette habilitation ne se fait plus sur la base de la confiance, mais sur la preuve.
En cas de manquement, des sanctions peuvent tomber : suspension ou retrait d'habilitation, voire suppression du titre du RNCP ou du RS.
Selon le Code du travail, une action de formation correspond à un parcours pédagogique permettant d'atteindre un objectif professionnel. Dans tous les cas, l'organisme doit être capable de prouver :
La certification professionnelle est devenue un pilier stratégique de la formation en France. Les certificateurs, désormais responsables des moyens, doivent faire preuve de transparence et de rigueur.
Pour aller plus loin, consultez l'ensemble des obligations de l'organisme certificateur et notre guide sur le suivi de l'insertion professionnelle des certifiés.
- Décret n° 2025-500 du 6 juin 2025 relatif à la certification professionnelle
- Article R6113-9 du Code du travail
La valeur d'usage désigne la pertinence réelle d'une certification pour le marché du travail : taux d'insertion des certifiés, adéquation avec les besoins des employeurs, réalité des moyens pédagogiques mis en oeuvre. France Compétences l'évalue à chaque renouvellement.
Depuis le décret n°2025-500 du 6 juin 2025, le certificateur doit apporter la preuve des moyens techniques, pédagogiques et d'encadrement, des données d'insertion professionnelle des certifiés, et de la cohérence entre les formations déclarées et celles réellement réalisées par ses partenaires habilités.
France Compétences peut refuser le renouvellement de la certification, entraînant sa radiation du RNCP ou du RS, la perte d'éligibilité au CPF et l'impossibilité pour les partenaires de continuer à la vendre.
CertiPlace centralise les données des certifiés, automatise les enquêtes de suivi d'insertion et consolide les statistiques nécessaires au dossier de renouvellement France Compétences.
.png)
.png)
.png)